Rédaction à Madagascar: l’éthique au cœur de la qualité des contenus

redaction contenu webMadagascar est un pays sous-développé, il ne faut pas l’oublier, car pour satisfaire les attentes des clients, beaucoup d’individus ou sociétés qui sont prêts à tout pour récolter quelques pécules.

Connaitre les spécificités d’un marché du tiers monde avant d’externaliser

Historiquement, Madagascar est le pays idéal pour externaliser ses travaux de saisie, mais il ne faut pas faire d’amalgame avec la rédaction web, car beaucoup font appel à des pigistes en pensant obtenir les prix de la saisie.

Dans cette démarche, la qualité est rarement au rendez-vous, car pour répondre aux demandes des commanditaires à la recherche de prix dérisoires en rédaction, de nombreux opérateurs de saisies se sont improvisés auteurs alors qu’ils n’avaient pas les compétences requises.

Un marché parallèle s’est ainsi créé. Il est formé uniquement de personnes et agences sans qualifications qui exercent dans des conditions ne permettant pas d’obtenir de la qualité. La surexploitation humaine fait souvent partie de l’équation.

Dans ce contexte, il appartient aux clients d’adopter une démarche responsable dans sa recherche de prestataire, le but étant d’éviter qu’une main-d’œuvre incompétente et donc surexploitée soit utilisée pour produire leurs textes.

La responsabilité des commanditaires

Les donneurs d’ordre qui engagent leur argent auprès de prestataires incompétents sont responsables de leur insatisfaction, car ils oublient qu’ils ne négocient pas sur un pied d’égalité.

En face d’eux, il y a des prestataires du tiers monde qui tentent souvent de survivre par tous les moyens. Fournisseurs de textes et clients se partagent donc la responsabilité de l’image décadente du marché de la rédaction web à Madagascar.

On ne peut pas attribuer toute la culpabilité à des personnes qui n’ont aucun autre moyen de survie que de s’improviser rédacteur pour 30 euros par mois.

Les clients ne doivent donc jamais oublier que Madagascar est un pays sous-développé, car à chaque fois que le prestataire accepte de baisser son prix, il le fait au prix de la surexploitation d’individus incompétent et au prix de la qualité.

Quand éthique rime avec contenus de qualité

Pour obtenir des textes de valeur, il faut se soucier en priorité de la capacité du prestataire à dégager des marges tout en rémunérant bien ses rédacteurs, sous entendus que des auteurs qualifiés coutent forcement plus cher.

Un tarif trop bas devrait donc alerter le client, car la qualité ne peut s’obtenir que dans de bonnes conditions. Cette vérité s’applique partout et surtout à Madagascar.

Puisque chacun argumente sur la qualité de sa prestation, l’important est de savoir comment trouver les « vrais » bons prestataires.

Pour y arriver, le client ne doit pas rechercher uniquement un prix très bas. Il doit avoir conscience que le travail qu’il commande peut faire vivre des familles s’il est payé à sa juste valeur.

Si ce n’est pas le cas, seule l’agence à qui il commande ses textes tirera des profits, car elle compensera un tarif bas en faisant intervenir des individus sans qualification à l’insu du client. Cela se produit très souvent.

Comment un prix trop bas se transforme en esclavagisme

Cette compensation sur le dos de travailleurs sous rémunérés se fait progressivement pour que le client continu de payer, mais très rapidement, dès lors que les montants avancés deviennent significatifs, la qualité devient médiocrité.

Le client n’a alors plus d’autre choix que d’arrêter. Même s’il n’a pas payé le solde, les contenus qu’il a entre les mains n’ont aucune valeur. Il perd donc la totalité des avances concédées.

Évidemment, toute étape de test est effectuée par des individus qualifiés, le but étant de garantir plusieurs versements du client.

C’est donc au commanditaire d’estimer si le prix qu’il demande ou qu’on lui propose permet réellement de faire travailler des personnes compétentes.

Il ne doit pas profiter du contexte de misère pour demander toujours moins cher. C’est à lui de ne pas trop tirer les tarifs vers le bas. N’oublions pas que les prix sont déjà bien inférieurs à ceux qu’on trouve en France.

Connaitre les tarifs du marché est essentiel.

Estimer la cohérence d’un prix

La mise en concurrence est indispensable pour juger la pertinence d’un devis.

Ce qui implique de solliciter les prestataires les plus chers, les moins chers et ceux dont les tarifs sont intermédiaires.

En comparant les extrémités, le commanditaire pourra se faire une idée des sommes à investir pour obtenir des textes rédigés par de vrais rédacteurs.

Un écart trop important entre le prix moyen et le prix qu’on lui donne est généralement synonyme de surexploitation et donc de mauvaise qualité.

Négocier le meilleur rapport qualité-prix en demandant de la transparence

Pour obtenir un tarif compétitif tout en s’assurant que la main-d’œuvre qui effectue le travail a de réelles qualifications, il faut se soucier des méthodes de production.

Sachant que les prix sont déjà compressés au maximum et que la main-d’œuvre qualifiée ne peut pas être sous-payée pour produire de la qualité, le meilleur rapport qualité-prix ne peut être obtenu que par des économies d’échelles et/ou par des process de productions optimisés.

Ceux-ci restent évidemment des secrets, mais une relation transparente avec le prestataire permettra au commanditaire d’avoir suffisamment d’éléments en main pour juger si son contenu est le fruit d’une surexploitation humaine ou d’un process bien rodé.

Conclusion :

Ne pas se soucier des conditions de travail des rédacteurs revient à privilégier la mauvaise qualité.

Pour ne pas être déçu ou se sentir abuser, le commanditaire doit adopter une démarche éthique dans sa recherche de prestataire.

Ce qui lui impose de s’informer sur les tarifs pour estimer leur cohérence et la capacité du prestataire à rémunérer des rédacteurs qualifiés.

Il doit également se fixer des limites dans la négociation en se rappelant qu’il pourra toujours obtenir moins cher, mais au prix d’une mauvaise qualité et d’une exploitation de la misère.

Conseil :

Privilégiez les agences historiques qui ont les moyens opérationnels d’une production de qualité.

Profil Facebook de l’auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *